Dégradation des conditions de travail et licenciements douteux ! Ça continue…

Depuis plusieurs mois, nous constatons une forte dégradation des conditions de travail des salariés. Nous avons interpelé la direction à plusieurs reprises pour leur faire part de ce mal-être profond. Force est de constater qu’elle n’engage pas les actions nécessaires pour améliorer ces situations, quand elle n’engendre pas elle-même une dégradation de l’ambiance de travail par des décisions incompréhensibles et plus que discutables…

Voici les nombreux faits qui nous poussent à faire ce constat :

  • Augmentation du taux de fréquence des accidents du travail: nous avons atteint un taux de fréquence record de 8,2 % (!), qui malheureusement ne cesse de s’accroître. Ce taux est directement lié à la dégradation des conditions de travail des salariés, à l’augmentation des cadences et à la pression incessante subie par certains salariés.
  • Fausse augmentation du temps de pause pour les opérateurs: sous couvert d’un groupe de travail, la direction a organisé une gestion plus serrée du temps de pause des opérateurs.

Sachant pertinemment que les conditions nécessaires à l’obtention de ces 15 minutes supplémentaires étaient sujettes à interprétation, la direction en a joué.

Avec l’augmentation de la production, du nombre de CDD à former, les opérateurs ne prennent que rarement ces 15 minutes de pause que la direction leur avait « vendues » comme acquises. Nous savons de source sûre que des consignes de surveillance accrues du temps de pause ont été données aux supérieurs ce qui ne fait qu’accentuer une ambiance de travail délétère.

  • Aujourd’hui, nous constatons des démissions en masse et des burnouts (épuisement professionnel) dans certains services (dont le RIT pourtant identifié depuis longtemps), que ce soit au niveau des techniciens ou des ingénieurs. Là encore l’organisation, le sous-effectif et le management sont en cause.
  • Augmentation significative des CDD en salle blanche: aujourd’hui d’après nos informations, près d’un tiers des opérateurs sont en CDD. Cela nous questionne sur la nouvelle politique RH de SOITEC et ses conséquences aberrantes voire dangereuses. Ainsi des opérateurs en CDD en poste depuis deux ou trois mois doivent former de nouveaux arrivants !

Pour notre syndicat, SOITEC est en infraction vis-à-vis de la loi par rapport à l’emploi de CDD de manière récurrente et organisée depuis plusieurs années.

La CGT Soitec demande à rencontrer rapidement la direction en présence de toutes les organisations syndicales pour la mise en place d’un plan massif de titularisations des salariés actuellement en CDD quelle que soit leur CSP.

  • Augmentation et évolution: la CGT SOITEC a refusé de signer l’accord NAO cette année. Nous refusions l’idée de confisquer l’augmentation annuelle au mérite aux personnes qui évoluent. Nous avons aujourd’hui des chiffres qui mettent en évidence une perte significative pour les salariés concernés liée à ce nouveau mode de management des rémunérations. Ce dernier, imposé par notre direction et avalisé par le dernier accord NAO est destiné à être pérennisé…
  • Depuis quelques mois nous assistons également à une vague de licenciements. Notre présence régulière lors des entretiens préalables, nous permettent d’affirmer que les motifs de licenciement sont de plus en plus contestables et donnent lieu à des procédures que nous accompagnons. Le dernier datant de la semaine dernière suscite notre indignation. En effet, la direction s’est servie d’une vidéo filmée en salle blanche par un smartphone pour licencier un salarié dans le cadre d’un règlement de compte (la personne ayant envoyé la vidéo a été elle-même licenciée il y a quelques mois).

La CGT dit STOP !!!

Pendant que quelques-uns sont en passe de devenir multimillionnaires (60 millions pour nos seuls dix dirigeants au cours actuel) et refusent d’être « raisonnables » (…), la majorité des salariés SOUFFRENT !!!

Nous ne pouvons plus laisser nos conditions de travail se dégrader de cette manière sachant que le ramp-up en cours ne fait qu’exacerber cette situation.

Pour conclure, nous demandons de revoir le système de badgeage des pauses des opérateurs, la titularisation massive de CDD et l’arrêt immédiat de la détérioration de nos conditions de travail. Sur la base des échanges en cours et à venir avec les salariés, nous n’excluons aucun type d’action.

Votre syndicat CGT Soitec le 01/12/2017

Le tract ICI

Votre intersyndicale news

En cette période de rentrée, il est nécessaire pour chacun d’entre nous de repartir du bon pied ce qui implique d’être informé afin de défendre ses intérêts et ceux de l’entreprise. Ainsi commençons tout d’abord par nous remémorer le chemin parcouru :

  • 27 Mars: Les élus demandent en CE que les effets négatifs de l’incentive plan sur l’intéressement des salariés soient annulés. Cela a été très rapidement accepté.
  • 25 Avril: Rencontre avec Paul Boudre : accord de principe  sur un plan pour les salariés mais fin de non-recevoir concernant la modification du MIP.
  • 1er juin : Rencontre avec le député de la circonscription Olivier Véran (appui politique en vue d’un RDV au ministère de l’économie / cf. ci-dessous).
  • 2 Juin : 2eme RDV avec Paul Boudre, pas d’avancée.
  • 14 juin : Conseil d’administration : validation d’un plan pour les salariés.
  • Mardi 24 juin : 400 salariés se rassemblent pour soutenir l’action de l’intersyndicale.
  • 3 juillet (consultation des salariés): A une très forte majorité, les salariés souhaitent modifier le MIP considéré comme étant contre-productif et source d’une énorme injustice.
  • 20 juillet: rencontre avec Paul Boudre. Pas d’ouverture supplémentaire sur le MIP mais des pistes possibles.
  • 20 juillet : vote favorable du CE pour recourir à un avocat afin de défendre juridiquement les intérêts des salariés concernant le MIP.
  • 25 Juillet : Rencontre au ministère de l’économie avec les actionnaires BPI, CEA, un représentant de l’Etat et le député de notre circonscription.
  • 26 Juillet : vote favorable de l’AG des actionnaires pour un plan d’actions pour les salariés.

Sans votre implication, rien de tout cela n’aurait été possible !
Aujourd’hui nous sommes seulement au milieu du chemin et seul l’effort collectif des salariés accompagnés de leurs syndicats permettra de faire aboutir nos revendications légitimes. Nous n’avons pas dévié de la feuille de route que vous aviez définie lors des deux consultations auxquelles vous étiez conviés.

Aujourd’hui, notre OBJECTIF est DOUBLE

  • Diminuer l’écart scandaleux entre le MIP et le plan pour les salariés
  • Conditionner l’obtention du MIP à une croissance pérenne et durable de l’entreprise à horizon 2022 (FDSOI…) au lieu de l’objectif court terme actuel (2019)

Les syndicats parlant d’une seule voix ont réussi à faire comprendre aux  actionnaires institutionnels et aux politiques rencontrés au ministère le double risque associé au MIP : inciter certains bénéficiaires à partir avec un « parachute dorée » et créer une démobilisation massive des salariés liée au sentiment d’injustice.

Lors de ces échanges et en travaillant depuis des mois avec notre expert, nous avons pu faire émerger une revendication commune crédible permettant de garantir la pérennité de l’entreprise et motiver l’ensemble des salariés :

  • Prolongation de la durée du MIP actuel : passage de 3 ans à 6 ans avec la mise en place de deux plans distincts (volume global d’actions constant)
  • Chaque salarié de l’entreprise bénéficierait d’actions gratuites selon les modalités suivantes : deux plans d’actions gratuites de taille identique (2% chacun) sur les mêmes périodes de 3 ans et 6 ans (volume d’actions similaire au MIP).

Sur la base de vos retours et des consultations, l’intersyndicale a décidé les actions suivantes :

  • Porter la REVENDICATION COMMUNE ci-dessus à l’ensemble du Conseil d’Administration de Soitec
  • Mise en place d’un RECOURS JURIDIQUE concernant le MIP actuel. L’aboutissement (ou pas) de ces procédures auprès des tribunaux dépendra de l’avancement des négociations avec nos interlocuteurs (direction et CA)
  • MOBILISATION DES SALARIES (date à définir) : aujourd’hui, la direction a tout intérêt à jouer la montre et parier sur l’essoufflement des salariés et de l’intersyndicale. C’est pourquoi seule notre capacité à faire bloc et à nous rassembler massivement nous permettra de faire aboutir nos revendications.

Parlez-en entre vous, venez rencontrer vos élus et surtout restez mobilisé.e.s comme nous le sommes nous-mêmes !

Votre intersyndicale le 21/09/2017

Le tract ICI 

NEWS CGT SOITEC DE RENTREE

NAO : la direction impose unilatéralement SES règles concernant les évolutions

Après avoir participé à l’ensemble des négociations et malgré quelques avancées au fil des réunions, la CGT a refusé de signer l’accord NAO 2017 (explication ci-dessous). Etant signé par les trois autres organisations syndicales, cet accord sera appliqué dès cette rentrée avec une nouveauté allant très nettement à l’encontre des salariés.

Le budget des promotions de 0,6% de la MS largement mis en avant par la direction durant nos échanges ne couvre plus le même périmètre qu’auparavant. Malgré le désaccord de l’ensemble des syndicats, la direction a retiré de manière unilatérale les salariés bénéficiant d’une évolution de l’enveloppe d’augmentation (2% cette année). Ainsi ces derniers bénéficieront d’une seule augmentation (en septembre) prise dans l’enveloppe d’évolution (0,6%) avec la seule petite garantie d’un plancher à 4%. Alors qu’historiquement les salariés cumulaient une augmentation comprise entre 4% et 6% pour leur évolution (sauf coefficient intermédiaire)  à laquelle s’ajoutait  leur augmentation annuelle au mérite, la CGT dénonce le fait que les futures augmentations seront réalisées au rabais par rapport à ce que nous connaissions jusqu’ici. Un vrai recul imposé…

  • un salarié évolue en moyenne tous les 8 ans à Soitec
  • l’ensemble des membres du COMEX qui toucheront 80% du fameux pactole MIP se sont déjà octroyés une augmentation supérieure à 20% entre 2014 et 2015 justifiée officiellement par leur changement de poste. Autant dire que sur les évolutions, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne…

Utilisation des outils de communication numérique (mails / Hangouts) de Soitec

Un salarié (ingénieur) vient d’être licencié pour avoir généré et diffusé une liste commentée de bénéficiaires du MIP. Dans sa lettre de licenciement la direction a justifié sa décision, entre autre, en utilisant des échanges personnels de sa messagerie Hangouts. La teneur de ces échanges entre ce salarié et un collègue s’apparentait à une discussion de café où chacun exprimait, comme beaucoup d’entre nous, sa colère concernant le dispositif MIP.

Notre syndicat estime que la sanction est disproportionnée, au vu du motif de licenciement du fait qu’en aucun cas ce salarié, sans passif disciplinaire, n’avait la volonté de nuire aux autres salariés et aux intérêts de l’entreprise. On a voulu faire un exemple.

Lors de la réunion du CE du 5 septembre, la direction a complètement assumé les méthodes utilisées lors de cette enquête en argumentant que, dès lors qu’un salarié communique avec un outil mis à disposition par l’entreprise, les échanges ne peuvent être considérés comme étant privés. La dimension éthique de ces méthodes très discutables ne semble pas être une priorité pour cette dernière : « la fin justifie les moyens »…

La chose est particulièrement grave car nous estimons qu’elle touche au respect des libertés individuelles des salariés. Nous étudions donc ce dossier pour voir si la direction respecte la loi sur l’utilisation des outils de communication numériques. La CGT prendra ses responsabilités sur d’éventuelles suites juridiques.

Notre syndicat encourage l’ensemble des salariés à utiliser avec la plus grande vigilance l’ensemble de ces outils et les invite à lire attentivement les questions DP CGT Soitec (Délégués du Personnel) du mois d’août dans le dernier compte-rendu des Délégués du Personnel [DP] (Easi / Infos RH / Représentants du Personnel / DP).

Badgeage : la TRANSFORMATION continue… à petits pas

Le temps de pause va être modifié pour les opérateurs suite à la consultation effectuée par la direction suite à un groupe de travail (GT). A noter que seuls 55% des opérateurs concernés par cette consultation ont donné un avis favorable concernant ce changement.

Depuis le départ, la CGT Soitec a communiqué sur le fait que la méthode utilisée n’était pas la bonne et les  nombreux retours de salariés dont certains participants au groupe de travail nous confortent dans notre position. Malgré la bonne volonté de ces participants (seulement 6 opérateurs et deux superviseurs ce qui interroge forcément sur leur représentativité), les échanges avec le reste des salariés concernés pour avancer dans la réflexion globale du badgeage des opérateurs à Soitec ont été quasi inexistants (!!!). La direction a d’ailleurs encouragé ce fonctionnement en vase clos dès la première réunion en avertissant les salariés sur les risques de tension possible avec leurs collègues sur un tel sujet et en tenant à l’écart l’ensemble des représentations du personnel pendant de (trop) nombreuses réunions.

Bien entendu à l’issue de ces travaux, il semblait évident que la proposition pourtant floue quant à ses modalités pratiques, serait validée puisqu’elle permet (sous condition) une augmentation encadrée du temps de pause. Comme nous l’ont fait remonter certains participants du GT, le problème est que l’idée de sortir de l’infantilisation des opérateurs pour aller vers une réelle autonomie semble s’être heurtée dès la première réunion au cadre imposé par la direction et à la volonté de cette dernière de pouvoir mieux identifier les salariés fautifs. A noter que des premiers recadrages formels ont déjà été adressés à certains salariés.

En parallèle, il apparaît que le suivi de plus en plus rigoureux du badgeage des techniciens (avec retenues sur salaire voire sanctions) soit à l’ordre du jour. Grâce à l’écrêtage du temps de travail des salariés par la badgeuse, un retard peut être sanctionné sans jamais tenir compte des dépassements fréquents voire quasi quotidiens réalisés par ces mêmes techniciens au bénéfice de l’employeur.

Une chose est sûre c’est que si la direction souhaite accroître la répression et les licenciements liés au badgeage, il faudra une réaction rapide des salariés pour garantir un climat serein et propice au travail.

 

 La CGT Soitec (le tract ici et ici)

Quand Soitec s’inspire du stakhanovisme pour les augmentations 2016 !

Une fois n’est pas coutume, un peu d’histoire…
Tract complet ICI

Le terme stakhanovisme provient du nom du mineur Alexis Stakhanov qui, dans la nuit du 30 au 31 août 1935, aurait extrait 102 tonnes de charbon en six heures, soit environ quatorze fois le quota demandé à chaque mineur.

Ce record avait été décidé par le gouvernement soviétique pour servir de modèle aux autres salariés, afin qu’ils travaillent plus et si possible qu’ils dépassent les cadences et les quotas de travail imposés. Le stakhanovisme servit ainsi d’incitation à l’amélioration des cadences et de la productivité.

Traduction possible à Soitec

prime-au-merite-16694Malgré une enveloppe d’augmentation faible (1,5%), certains managers ont volontairement choisi de « booster » les  augmentations des rares salariés qui ont « surperformés »  au détriment des autres salariés « ordinaires » qui ont fait leur travail  (« à l’attendu » ). Résultat : une grande partie de ces derniers se sont retrouvés lésés avec seulement 31 euros d’augmentation.

En distribuant cette augmentation minimale à leurs collaborateurs principalement des ingénieurs dans plusieurs services support (qualité, Supply chain, R&D, Achats, IT), ces managers ont cherché à montrer l’exemple. Ainsi pour adhérer aux nouvelles valeurs de Soitec, il faudrait se « surpasser » et tenir ses objectifs ne suffirait plus.

Que prévoit l’accord NAO 2016 ? (extrait brut)

L’enveloppe sera de 1,5% des salaires de base des salariés concernés. L’augmentation pour tous les salariés dont l’appréciation du PRO est : « a atteint ses objectifs » ou « a dépassé ses objectifs » sera strictement supérieure à 30€ bruts. A ce montant minimum S’AJOUTE un crédit de 0.6% des salaires de base des salariés concernés, attribué au mérite pour les salariés dont l’appréciation du PRO est : « a atteint ses objectifs » ou « a dépassé ses objectifs ».

Explications et Commentaires

Celles et ceux (« à l’attendu ») qui ont seulement eu 31€ se sont donc vu confisquer l’enveloppe de 0,6% au mérite à laquelle ils avaient pourtant droit. En clair, vous avez eu 0% au mérite !humour-travail

Heureusement qu’à la demande de notre syndicat un minimum était garanti, imaginez dans ce contexte la globalité de l’enveloppe entièrement distribuée au mérite.

Ces managers avec l’aval de la direction ont sciemment détourné l’esprit de cet accord. Dommage car jusqu’à présent, la confiance prévalait entre les organisations syndicales et la direction sur la distribution des augmentations.

De l’espoir (déçu) de « l’entreprise LIBÉRÉE » au management (ultra)LIBÉRAL ?

Ce qui nous semble particulièrement gênant, c’est que les services dont nous parlons sont pour la plupart dans le périmètre de Laurent Maumet, membre de la direction et pilier du projet TRANSFORMATION à Soitec. Ce dernier que nous avons interpelé directement sur le sujet persiste et signe sans avoir assisté aux échanges durant les NAO 2016. Quelque part, on ne s’en sort pas si mal car ce même Laurent Maumet, lors de l’atelier « reconnaissance » de la TRANSFORMATION, proposait de n’augmenter que 25% de salariés de l’entreprise reconnus par leurs managers comme étant les plus méritants. Ça fait rêver non ?…salaire

Nous tenons à préciser, à lui et à ses vingt huit collègues qui bénéficieront très probablement de millions d’actions gratuites (incentive plan en cours) que ces dernières leur ont été attribuées et seront valorisées grâce au travail collectif de l’ensemble des salariés de Soitec.

Tant mieux si des salariés « explosent » leurs objectifs et s’épanouissent pleinement dans leur travail, là n’est pas la question. D’autres leviers dont le plus important est l’évolution (avec l’augmentation salariale associée) sont à la disposition du management pour valoriser la contribution de ces salariés, donc évitons de créer des tensions inutiles dans les services en survalorisant quelques-un(e)s au détriment du plus grand nombre.Affiche-CGT-salaire-2013

Enfin nous alertons les salariés sur le fait qu’en plus de créer ce clivage entre « surperformers » et salariés « ordinaires », la direction cible actuellement les salariés « partiellement à l’attendu » et « pas à l’attendu ». Nos représentants du personnel CGT accompagnent actuellement, au rythme de un par mois, des salariés qui se font licencier après de nombreuses années d’ancienneté pour « insuffisance professionnelle ».

 

Sentez-vous ce vent de TRANSFORMATION

qui souffle sur notre entreprise ?

Et si on en restait aux initiatives positives !?? J

Parenthèses, midis Soitec, médiation, nouveau calendrier des équipes, boite à idées,

simplification des processus, repenser (vraiment) le management (+ collaboratif), télétravail, qualité de vie au travail etc…

Tou(te)s celles et ceux qui veulent exprimer leur avis sur ces augmentations

(ou tout autre sujet), sollicitez-nous, envoyez-nous un mail (confidentialité garantie)

La CGT Soitec, le 7 octobre 2016

cgt.soitec38@gmail.comLogo site

Election professionnelles, ça promet pour la suite …

Elections Professionnelles, ça promet pour la suite…

Le tract ICI

« La CFE-CGC et la CFDT revendiquent

un tiers d’élus en moins au Comité d’Entreprise »

Lors de la réunion de négociation de l’accord pré-électoral du 20 septembre, la CFE-CGC et la CFDT ont revendiqué « main dans la main » l’application stricte du minimum légal (code du travail) en termes de nombres de sièges à élire au Comité d’Entreprise ce qui va clairement à l’encontre de l’intérêt des salariés.

Alors qu’historiquement à Soitec l’ensemble des syndicats (CFE-CGC et CFDT inclus) revendiquaient dans le même sens pour obtenir des moyens supplémentaires pour le Comité d’Entreprise et donc pour l’ensemble des salariés. Les nouveaux représentants de la CFE-CGC et de la CFDT ont misé sur une certaine forme d’ « innovation sociale ». Autant dire que la direction compte les points et doit apprécier… Et vous ?thumbs-down

Nous tenons à rappeler à ces syndicats que le calcul de leur représentativité (poids pour les futures négociations) qui semble cristalliser toute les attentions ne dépend pas du nombre d’élus mais uniquement du nombre de voix recueillies par les différentes listes. Cette posture est donc totalement incompréhensible surtout que rien ne garantirait que les postes supplémentaires soient pourvus par notre syndicat. Notre objectif est simplement d’avoir «des bras et des têtes» pour faire fonctionner efficacement l’instance et apporter de nouvelles idées. D’expérience, nous avons observé que tout au long des mandats, des élus « disparaissent » pour de bonnes ou de mauvaises raisons (…) et que ce dernier mandat ne fait pas du tout exception à la règle.

Notre syndicat constate que ce sont toujours les mêmes, à savoir une grande majorité d’élus CGT, qui mouillent le maillot pour assurer la mise en place des activités sociales, le fonctionnement des commissions, la tenue des permanences, le suivi des budgets, les contacts avec les fournisseurs (…) pendant que d’autres se contentent d’assister aux réunions avec la direction quand ils n’ont pas purement et simplement lâché leur mandat en cours de route. 95232880_oLe but n’est pas ici de polémiquer sur untel ou untel mais juste de dire que le syndicat CFE-CGC doit assumer son bilan médiocre sur le sujet et penser plus constructif pour tout le monde… (la CFDT n’est actuellement pas représentée au CE).

Aujourd’hui la loi prévoit pour une entreprise de moins de 1000 salariés d’avoir 7 élus titulaires au comité d’entreprise et 7 suppléants, celle-ci ne prévoit pas de disposition spécifique pour les sites fonctionnant 24h sur 24h, 7 jours sur 7 comme à Soitec.

Néanmoins, Lors de ce dernier mandat (2013-1016), la direction avait accordé 11 sièges (22 avec les suppléants) vs 8 (minimum légal, 16 avec les suppléants pour plus de 1000 salariés).

Les arguments en faveur de l’augmentation du nombre d’élus qui étaient valables en 2013, le sont toujours à savoir être suffisamment nombreux pour assurer les missions suivantes :

  • Assurer des permanences sur l’ensemble des équipes et pour les admins,
  • Suivre la stratégie d’entreprise,
  • Organiser les activités sociales et culturelles (voyages, week-end…
  • Avoir un droit de regard sur les comptes & les réorganisations de l’entreprise,
  • Défense des salariés lors des PSE
  • Représenter les salariés au conseil d’administration,
  • Faire fonctionner les commissions logement / égalité homme-femme /formation/
  • Caisse de solidarité pour les salariés en difficulté
  • Apporter un soutien aux associations sportives et culturelles etc…

D’autant qu’aujourd’hui un certain nombre de tâches administratives sont faites par les élus, en particulier par les trésoriers. La diminution du budget du CE liée aux difficultés économiques de l’entreprise nous ont contraints à diminuer le temps de travail de l’assistante du CE de 4 jours à 2.5 jours, or nous considérons que ce mode de fonctionnement a atteint ses limites.

Sensible à ces arguments, la direction est prête à rajouter deux postes titulaires et autant de suppléants.

À la seule condition que tous les syndicats soient d’accord.

Ce qui aurait permis d’avoir 9 élus titulaires à savoir 3 pour chaque CSP (Catégories Socioprofessionnelles) au lieu de 7 élus 2 I/C – 3 ETAM – 2 OP. Proposition rejetée par la CFE-CGC et la CFDT ce qui à notre connaissance n’est jamais arrivé dans aucune entreprise…Nous considérons que la diminution de plus d’un tiers des élus de 22 à 14 fragilisera tellement cette instance, qu’elle ne pourra mener à bien toutes ces missions et devra se cantonner à faire de l’institutionnel au détriment des salariés.

La CFE-CGC est un syndicat catégoriel qui ne peut pas représenter les opérateurs pourtant il bloque la mise en place d’un siège supplémentaire sur cette CSP quitte à perdre un siège en plus pour l’ensemble Ingénieurs/Cadres. A noter que l’effectif de cette dernière CSP (I/C) est très sensiblement le même que celui des ETAM donc rajouter un élu serait tout à fait justifié en terme de représentation, la CGT le revendique.

La position de la CFDT est également complètement incompréhensible car en tant que nouveau syndicat censé représenter l’ensemble des salariés, augmenter le nombre de sièges constitue une opportunité de faire élire des candidats de ses listes en plus d’aller dans le sens de l’intérêt général.

On peut légitimement se demander si la stratégie de ces syndicats n’est pas purement et simplement d’affaiblir le poids des instances représentatives du personnel (au profit de la TRANSFORMATION en cours ?) surtout que cela fait forcément échos aux dernières dispositions légales mises en place suite aux signatures de la CFE-CGC et/ou de la CFDT au niveau national avec le MEDEF : loi dite de « sécurisation de l’emploi », loi Rebsamen, loi Macron et loi El-Khomri.

Chaque salarié, quelle que soit sa CSP, doit bien avoir en tête que ces lois de régression sociale mettent beaucoup plus de responsabilité sur les syndicats d’entreprise qu’auparavant en permettant de négocier des accords en dessous des dispositions légales du code du travail et de nos conventions (concernant le temps de travail et les salaires en particulier). Avoir des syndicats représentatifs avec des élus bien formés, capables de constituer un véritable contre-pouvoir au sein de l’entreprise, d’être force de proposition est donc primordial sachant que par le passé, la CGT Soitec a su prendre ses responsabilités en faveur des salariés tout en tenant toujours compte des aléas économiques liés à notre activité.cgttoujourslij1

Nous avons écrit ce tract car nous considérons que la situation est suffisamment grave pour en informer chacun d’entre vous, en effet il n’y a qu’en vous occupant de vos affaires que de tels reculs sociaux pourront être évités. Le CE n’appartient à aucun syndicat mais à l’ensemble des salariés, alors impliquez-vous en fonction de vos disponibilités et montrez que vous êtes présents !

·  CFE-CGC : Laurent GEORGEON & Joel COLMAGRO

·  CFDT : Rachel PORNIN & Jean-Christophe Brancaz

N’hésitez pas, par exemple, à écrire aux responsables de ces sections syndicales afin de leur demander de faire passer avant toute chose l’intérêt général des salariés de Soitec :

La CGT Soitec le 25/09/2016.
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Positionnement de la CGT sur les NAO 2016

Hier s’est tenue notre assemblée générale (AG) de 12h à 15h30 lors de laquelle nous avions invité l’ensemble des salariés (en débrayage ou non) à venir s’exprimer et à voter sur les dernières propositions de la direction. Ainsi cent trente personnes de toutes les catégories socioprofessionnelles [CSP] (admin ou production) ont pu donner leur avis. Nous tenons à les remercier d’avoir pris leur responsabilité et invitons vivement, à l’avenir, ceux qui ne sont pas venus le faire. La démocratie sociale et la (vraie) TRANSFORMATION commencent par là ! D’autant plus que la mise en place d’une liste d’émargement permettait à chacun de voter quand il le souhaitait sans participer à toute l’AG.

Le résultat de la consultation (après plusieurs recomptages) est à notre grande surprise le suivant: 65 voix POUR et 65 voix CONTRE !!! Une égalité parfaite qui pousse aujourd’hui chaque syndicat à prendre ses responsabilités.

À l’issue de ce rassemblement, la fin de débrayages a également été votée à la quasi unanimité.

Dans la foulée, nous avons rencontré la direction en présence de la CFE-CGC et FO afin de donner notre positionnement :

Faute de consensus,  la CGT Soitec considère qu’elle n’a pas mandat pour signer cet accord NAO 2016 en l’état.

Même si nous reconnaissons que la direction a fait un geste en mettant sur la table un plancher de 30 € « à l’attendu », le compte n’y est pas. La dernière demande de la CGT était de maintenir une augmentation au mérite de 1,5 % avec un talon de 50 € pour tous.

Tout au long de cette négociation, nous étions prêts à faire des concessions concernant des points de cet accord, notamment la réintégration de la revalorisation de la prime de production sur le salaire de base ou l’exclusion pour cette année des techniciens 335 de la PSO ayant déjà des primes collectives. Cette deuxième option a très vite été abandonnée car la direction a refusé d’accorder la prime collective de 500 € pour les SG&A ne bénéficiant d’aucune prime si les techniciens 335 n’avaient pas la PSO.

En aucun cas notre syndicat n’a demandé à la direction de mettre un talon d’augmentation au détriment des cadres de filière. Comme évoqué plus haut, d’autres solutions à budget constant ont été proposées. Pour rappel, nous avons demandé l’augmentation de la PSO (+1 %) non conditionnée à l’EBITDA pour cette même population.

Au-delà des caricatures qui peuvent être colportées, nous rappelons que la CGT Soitec représente l’ensemble des employés et revendique pour toutes les CSP. Nous déplorons que la direction tende à accentuer les clivages entre les salariés par certains positionnements inadaptés.

Enfin, nous tenons à saluer le courage de l’ensemble des salariés qui se sont mobilisés depuis dimanche, démontrant une solidarité sans faille que ce soit dans une même équipe ou entre les équipes afin de faire passer un message clair à la direction. La volonté de ne pas durcir le mouvement démontre également une grande responsabilité et leur engagement pour l’entreprise. Et si nous étions capables de nous en inspirer pour construire le Soitec de demain…

La CGT Soitec, le 24 juin
Le tract ICI