CHANGER LE PANSEMENT OU PENSER LE CHANGEMENT

Changer le pansement ou penser le changement
Tract ici

RASSEMBLEMENT CE JEUDI 23 juin à partir de 12h

devant le poste de garde  de Soitec

Depuis dimanche soir de nombreux salariés des différentes équipes de production ont décidé spontanément de lancer des débrayages pour relever la tête et dire STOP. Pourquoi ?

STOP au double discours de notre direction qui est, derrière de belles communications sur sa volonté de TRANSFORMER en profondeur les pratiques en place à Soitec pour en faire soi-disant une « great place to work », est aujourd’hui incapable :

  • d’entendre une part importante de ses salariés en colère et démotivés quel que soit leur niveau de responsabilité
  • de reconnaître concrètement le travail et l’engagement de l’ensemble des salariés en brisant certains principes de sa politique RH héritée de notre précédente direction (individualisation à outrance, pas de « coup de pouce » aux plus bas salaires…) et des dogmes patronaux les plus basiques.

STOP au maintien des privilèges de certains (plusieurs dizaines de millions d’actions gratuites et 1,2M€ versé sous forme de primes à une soixantaine de personnes…) quand ces mêmes personnes sont censées incarner l’exemplarité. La quasi-totalité des salariés a été choqué par ce dispositif poussé par notre direction générale et avalisé par nos principaux actionnaires Etat et CEA en tête… Scandaleux !

partage

STOP à la valorisation de l’individualisme au détriment du collectif. Alors que toutes les organisations syndicales demandent d’une même voix la généralisation des primes collectives pour récréer une dynamique positive dans les services, pour aller à l’encontre du chacun pour soi, la direction décide seule de généraliser les Primes individuelles Sur Objectifs (techs 335, 365, Ingé/Cadres C2 & C3). Or de nombreux bénéficiaires de cette prime n’en veulent pas et préfèrent par exemple, rester sur la prime de production ou de service (si elle était revalorisée comme demandé). Ainsi la direction ignore totalement et volontairement les représentants du personnel donc ses salariés au nom de ses principes et parfois de la stigmatisation de quelques cas individuels.

STOP aux clivages entre les Catégories Socio Professionnelles (CSP), entre niveaux de qualification, entre le personnel de production et celui des bureaux. La stratégie de la direction lors de ces NAO en est la parfaite illustration. On calme une partie du personnel des bureaux via les primes individuelles et on rétribue à minima les bas salaires. Forcément ça bloque ! Alors que la direction insistait lourdement en début de négociation sur la possibilité, pour elle, de se passer d’un accord, certains d’entre nous se demandent à quoi joue cette dernière.signature Sans la signature de deux des trois syndicats représentatifs, comme annoncé aujourd’hui par FO et la CGT, aucun accord n’est possible (= retour aux 1ières propositions de la direction : 1,3% d’augmentation au mérite, pas de PSO…), donc forcément dans le cas d’un tel scénario, on irait vers un climat social délétère. Alors qui sont les pyromanes ?! Est-ce que la direction préparerait les prochaines élections professionnelles avant même les organisations syndicales ? Summum de la manipulation ? On espère se tromper…

Un Message à notre Direction Générale

Aujourd’hui votre entêtement vis-à-vis des salariés en colère coûte énormément plus à l’entreprise, que ce soit financièrement avec les perturbations induites sur la production et la démotivation qui seraient engendrer durant de nombreux mois si vous n’étiez pas capables de faire ce petit geste nécessaire à l’apaisement.wsm

50€ de plancher ~ 0,4% de MS sachant que les deux syndicats actuellement non signataires sont prêts à négocier pour trouver une solution avec une enveloppe NAO globale constante.

Pour nous, salariés mobilisés, la TRANSFORMATION c’est d’abord savoir se parler, s’écouter et surtout se comprendre. Cela passe par la capacité à se remettre en cause et à ne pas s’ignorer comme lors de ces NAO par exemple. Rien n’est pire que de susciter l’espoir auprès de l’ensemble des employés et de décevoir, force est de constater que nous en sommes là aujourd’hui. A “Great place to work” ce n’est pas seulement disposer trois plantes vertes dans une salle de réunion, mettre des baby-foot en salle de pause ou créer une communauté virtuelle sûrement très utile sous Google. On ne vous demande pas de reproduire des schémas, peut être adaptés dans certaines jeunes start-up innovantes sans notre passif (…) et qui vous font certainement rêver, mais seulement d’être proches de vos salariés. Soitec est une grosse PME industrielle qui a le mérite de rassembler dans différents collectifs de travail des personnes de tous horizons que ce soit social, culturel ou en terme de formation, de conjuguer sur un même site français innovation et production ce qui devient de plus en rare (…) et c’est cela qui doit nous rassembler, le reste ce n’est bien souvent que du cosmétique et doit donc rester secondaire.

Nous considérons que ce qui se passe aujourd’hui est un moment clé pour notre entreprise mais peut aussi constituer une opportunité pour l’avenir et qu’à ce stade, chacun doit être responsable. Donc au lieu de passer des heures à formaliser, comme le faisait vos prédécesseurs, des kits de communication RH « chiadés » et très orientés pour expliquer que les bas salaires sont à côté de la plaque en revendiquant, pour tous, une revalorisation des salaires de base, vous feriez mieux de revenir vers nous pour repartir sur de nouvelles bases, négocier et trouver une solution pour sortir de cette impasse par le haut, pour tous.

Message à tous les salariés (Direction incluse)

Depuis la mise en place de l’incentive plan (actions gratuites et primes pour une soixante de personnes), nous avons été très nombreux à tous les niveaux à exprimer de manière plus ou moins marquée notre déception et notre écœurement, donc aujourd’hui il est temps de sortir ENSEMBLE du bois. En tant que salariés nous ne sommes pas que des numéros, des trigrammes extraits d’une macro mais bel et bien celles et ceux qui font tourner concrètement cette entreprise.les-temps-moderne

Nous n’avons pas besoin d’être d’accord sur l’ensemble d’une liste de revendications pour être capable de nous retrouver dans un même lieu et hors du contexte purement professionnel bien cadré. Nous jouons le jeu de la direction à nous diviser sans cesse (bureau / salle blanche, entre CSP, B1B2 vs B3, salariés « ordinaires » vs « surperformeurs »…) et à ne pas être capables de décider ensemble ce qui est important pour nous.

Le pire c’est qu’à tous les niveaux, vous êtes nombreux à nous contacter pour nous donner votre avis, à exprimer vos désaccords sur les choix de la nouvelle direction, sur la TRANSFORMATION telle qu’elle est menée, sur la politique salariale et sur vos conditions de travail mais cela ne se matérialise pas concrètement par une mobilisation commune. Alors chiche ?!!! On se retrouve, on en discute, on débat et on décide de la suite sereinement au soleil entre midi et deux ? Ce rassemblement dépasse le cadre purement formel de ces NAO mais  c’est un message global envoyé à notre direction.

Nous avons traversé ensemble plusieurs années très difficiles et nos perspectives dépendront de notre capacité à travailler dans la même direction à tous les niveaux, c’est pourquoi ce jeudi 23 juin, nous devons nous rassembler devant notre entreprise pour montrer que nous sommes des salariés impliqués professionnellement mais également socialement et que nous voulons faire en sorte que l’histoire de Soitec continue, mais sur de nouvelles bases…

La CGT-SOITEC Logo site

NAO 2016 : après l’EFFORT… pas de RECONFORT !!!

NAO 2016 : après l’EFFORT…pas de RECONFORT !!!
(le tract ICI)

Pour la première fois depuis la création de la CGT Soitec, notre syndicat a décidé, ce jour, de quitter la table des négociations NAO. A peine la réunion avait-elle commencé que la direction invoquait déjà l’intégration dans nos salaires de la prime de 220€ pour tous, obtenue lors des NAO 2015, afin de nous préparer à la suite… Alors qu’il était convenu avec la direction que si une telle réintégration devait avoir lieu, celle-ci n’impacterait pas l’enveloppe NAO 2016, nous estimons que la direction a trahi ses engagements. Pourtant nous avions « joué la confiance » en acceptant une prime réintégrable conditionnée.
dialogue-social-bonjour

Voici les propositions financières de la direction :

  • Augmentation Individuelle (AI) au mérite: 1,3%

OP : ~19€ / ETAM : ~26€ / IC (C2) : ~36€ / IC (F2) : ~57€ (augmentation nette mensuelle)

  • Évolutions : 80 salariés, c’est-à-dire moins de 10% de la population contre près de 15% en 2015
  • Mise en place d’une Prime Sur Objectifs (PSO) uniquement pour les techniciens 365 (2,5%) et les cadres C3 (4%). Cette mesure représente près de 0,5% de la masse salariale.

Ainsi un quart de l’enveloppe globale proposée par la direction lors de cette réunion concerne seulement 10% de la population (85 salariés). En pleine TRANSFORMATION, on ne peut que s’interroger  sur la logique de promouvoir l’individualisation au détriment du collectif, car ces salariés ne toucheront plus leurs éventuelles primes de production ou de service. Pire les techniciens 365 qui touchent aujourd’hui la prime de production (800€/an en moyenne) pourront potentiellement toucher moins avec le nouveau dispositif.

Pourquoi ne pas avoir alloué un tel pourcentage de la MS à la mise en place d’une prime collective dans l’ensemble des services de l’entreprise ? (revendication CGT). Au-delà du fait que cela concernerait plus de salariés, la généralisation d’un tel dispositif permettrait à notre direction d’allier le discours et les actes concernant la TRANSFORMATION. A priori ça n’est pas encore d’actualité…

Comment expliquer que l’enveloppe globale proposée soit inférieure à celle distribuée lors des NAO 2015 alors que l’on était passé à deux doigts du dépôt de bilan ?

Aujourd’hui l’argent est dans les caisses via notre refinancement (~150M€) mais la priorité n’est clairement pas donné à la motivation des salariés. Enfin pas tous… Nos dirigeants au sens large bénéficieront d’actions gratuites et quelques dizaines de salariés toucheront des primes allant jusqu’à 6 mois de salaire (1,2M€/3 ans pour 30 personnes  = enveloppe totale NAO 2016 pour 800 personnes). Le « deux poids, deux mesures » n’a jamais atteint un tel paroxysme !

salaire
Enfin nous espérons que la revalorisation prévue ces prochains jours du salaire de notre PDG par notre Conseil d’Administration tiendra compte de ces 1,3% d’augmentation. Pour rappel, ce dernier avait déjà touché l’an dernier une prime de 100000€ quand nous en touchions 220€ et ceci après avoir récupéré le salaire astronomique de notre ancien dirigeant. C’est aussi ça la TRANSFORMATION à Soitec.

          La CGT Soitec considère inacceptable le peu d’intérêt porté aux salariés qui devront affronter, à effectif constant, une augmentation de la production 200mm ainsi qu’une réduction significative des coûts pour les fonctions « support » (SG&A).

Nous demandons à tous les salariés de venir à l’Assemblée Générale que nous organisons ce mardi 7 juin (de 12h à 15h) devant le portail principal afin de décider ENSEMBLE de la suite que nous souhaitons donner à ces NAO.

La CGT Soitec, le 02/06/2016 Logo site

NAO 2016 : REVENDICATIONS CGT

SALAIRES ( le tract ICI)

  • Augmentation générale: 80€ pour tous (+ 2,2% de la MS)
  • Augmentation au mérite en % (à négocier sur la base d’une première proposition d’enveloppe de la direction)
  • Ancienneté sur le salaire de base
  • Revalorisation de la contrainte horaire pour les personnes en équipe
    • Inclusion dans le 13ème mois de la prime d’équipe
      ou
      Revalorisation des primes d’équipe (% à négocier)
  • Généralisation des primes collectives à tous les services (mise en place des critères de déclenchement par les salariés des services concernés via des groupes de travail)
  • Prime d’ancienneté pour les IC jusqu’à C3 inclus (valorisation de l’ancienneté comme le prévoit notre convention collective, modalités à négocier)
  • Revalorisation de la PSO

EVOLUTION

  • Négociation concernant le nombre d’évolutions et de chartes d’évolution par CSP (sur la base d’un rappel de l’historique à 10 ans)
  • Démarrage de négociation (engagement NAO 2015)

TEMPS DE TRAVAIL ET CONDITIONS DE TRAVAIL

  • Temps partiel ouvert à tou(te)s incluant le personnel en équipe
  • Forfait jour : renégociation de l’accord ARTT ingé/cadre pour mise en conformité avec la Charte Sociale Européenne (dont suppression jusqu’au niveau C3 inclus à la demande du salarié…)
  • +1 jour de RTT pour les salariés en équipe de plus de 50 ans

AVANTAGES ET ACQUIS SOCIAUX

  • Jours « enfant malade » : 3 jours (entiers sur justificatif et sans limitation d’âge en cas d’hospitalisation)
  • Garantie de l’augmentation moyenne pendant un congé parental (idem cadre légal congé maternité et congé d’adoption)
  • Remise en place de la subrogation
  • Maintien de la prime d’équipe si changement d’horaire moins favorable financièrement (ancienneté minimale sur l’horaire : 10 ans)
  • Revalorisation et harmonisation des primes de panier
  • Négociation de l’accord de participationLa cgt-soitecLogo site

Intéressement la CGT Soitec arrache un accord plus juste

                                                INTERESSEMENT (tract ici)

                               La CGT Soitec arrache un accord plus juste

dans un contexte particulièrement glissant… 

           Le mardi 17 mai s’est déroulée la dernière réunion de négociation de l’accord d’intéressement. La CGT Soitec insiste sur le fait qu’avec l’augmentation significative de l’enveloppe globale d’intéressement par rapport à l’accord précédent (cf. tableau ci-dessous), la quasi-totalité des salariés de Soitec sont bénéficiaires dans le cadre de cette négociation. Comme vous le savez, les quelques personnes restantes bénéficieront d’autres mesures de rétribution  plus qu’attrayantes. Nous y reviendrons…

Les deux axes prioritaires sur lesquels notre syndicat a pesé de tout son poids sont : l’augmentation significative de l’enveloppe et la modification de la répartition historiquement inéquitable à Soitec. Il est donc dommage qu’une fois de plus, les positions de notre syndicat aient pu (bizarrement…) être caricaturées par certains sans tenir compte de l’ensemble de notre cahier de revendications. Au final, nous avons pu obtenir à la fois une répartition plus juste de l’enveloppe avec un gain substantiel pour les salariés si l’entreprise est en mesure de dégager des marges et de redevenir rentable. Comme nous n’avons cessé de le répéter, il serait tout à fait normal qu’une mise sur le marché réussie du FDSOI bénéficie de manière significative à l’ensemble des salariés à l’origine d’une telle réussite. Aujourd’hui, les représentants de notre syndicat sont allés au bout de ce qui était obtenable dans le cadre de cette négociation.

Comment espérer un dialogue social apaisé avec un tel « deux poids, deux mesures » ?
balance-capital-travail

Le contexte de ces réunions, marqué par ce que nous considérons comme étant un VRAI SCANDALE, à savoir l’incentive plan, ne nous a pas du tout facilité la tâche… En effet, énormément d’entre nous, quel que soit notre niveau de responsabilité et notre CSP, avons exprimé une colère plus que légitime. Nous estimons  aujourd’hui que cela remet en cause la dynamique de soi-disant TRANSFORMATION impulsée par notre direction générale. Ce dispositif au-delà de son indécence dans un contexte social plus que tendu (…) constitue une FAUTE de nos dirigeants. Jusqu’alors nous leur accordions le bénéfice du doute concernant leur exemplarité…

Malgré tout et dans l’intérêt des salariés, notre syndicat a réussi à obtenir des avancées significatives :

Revendications CGT et dernières propositions de la direction

  • Augmentation importante de l’enveloppe (1+2) distribuable par rapport à l’ancien accord

o   FY17 : ~ +25% (ancien accord : 8,18% è 10%)

o   FY18 & 19 : ~ +50% (ancien accord : 8,18% è 12%)

  • Une répartition de l’enveloppe globale (1+2) plus égalitaire pour récompenser l’effort collectif

ð  La répartition de l’intéressement est globalement de 50% en fonction du salaire et 50% égalitaire (par rapport à 80% / 20% auparavant). Ces pourcentages sont variables en fonction du niveau de déclenchement des deux enveloppes (car la répartition est différente sur chacune d’elles), mais on est bien sur un tel ordre de grandeur.

Montants

Annuels

Salaire brut moyen Intéressement brut MAX

FY17

Intéressement brut

MAX

FY18 & FY19

Intéressement brut

MAX

ancien accord

OP 1800€ 3250€ 3850€ 2100€
ETAM 2400€ 3600€ 4300€ 2600€
IC (C2) 3400€ 4150€ 5000€ 3400€
IC (F2) 5400€ 5300€ 6400€ 4900€

 

  • Alignement des critères de déclenchement de l’intéressement avec le plan d’actions gratuites de la direction (proposition initiale inacceptable pour la CGT car plus agressive pour les salariés)

ð  8% (sur 10% max.)  de l’enveloppe 2 si 104M€ d’EBITDA en moyenne sur FY18 & FY19 (idem incentive plan)

ð  Mise en place d’une « extra tranche » (idem incentive plan) pouvant aller jusqu’à +2% si au-delà

  • Mise en place d’un intéressement plus atteignable

ð  Enveloppe 2 (la plus importante) peut déclencher avec minoration même en dessous de l’EBITDA cible (PLAN) ≠ une seule valeur de déclenchement auparavant (OK / not OK)

  • Mise en place d’un plafond pour les très hauts salaires avec redistribution du reliquat

ð  Plafonnement de l’intéressement à 7000 € brut avec redistribution du reliquat à l’ENSEMBLE des salariés. La CGT Soitec a dû concéder la modification du plafond de 6500€ (proposé par la direction) à 7000€ à la demande de la CFE-CGC et ce, pour atteindre une répartition plus égalitaire de la seconde enveloppe (60%-40% vs 70%-30% initialement).

  • En cas de déclenchement de la participation, la direction a imposé que le montant de l’intéressement soit ajusté de manière à ce que participation + intéressement ne dépassent pas 2,5 mois de salaire de base, ou 5000€ si plus favorable.

Après de nombreuses consultations effectuées ces derniers jours auprès des salariés, la CGT Soitec sera signataire de cet accord (sous réserve qu’il soit conforme à nos discussions, nous sommes en attente de l’accord final).

Enfin, nous tenons à préciser que, malgré l’issue favorable de cette négociation d’intéressement, le mécontentement général des salariés  lié à l’incentive plan n’est pas retombé. Nous attendons donc, à juste titre, beaucoup des NAO qui ont débuté cette semaine. Ces dernières doivent être l’occasion pour chacun d’entre nous de nous impliquer de manière plus franche dans le dialogue social de cette entreprise alors que notre refinancement est en très bonne voie et que malheureusement, certaines vieilles pratiques persistent encore…

La CGT Soitec organisera ces prochaines semaines, un rassemblement festif et revendicatif lors duquel l’ensemble des salarié(e)s seront invité(e)s à venir échanger et à se faire entendre autour d’un barbecue. A suivre…

ENSEMBLE, TRANSFORMONS LE DIALOGUE SOCIAL à SOITEC !!!

NAO 2016. Contacte-nous très rapidement pour nous faire part de tes revendications !

La CGT Soitec, le 22 mai 2016

cgt.soitec38@gmail.comLogo site

GRÈVE & MANIFESTATION JEUDI 17 MARS

Le tract ici
« RETRAIT DE LA « LOI TRAVAIL »
GRÈVE & MANIFESTATION JEUDI 17 MARS
12h30 PLACE DE VERDUN – PRÉFECTURE GRENOBLE

Le 9 mars, à l’appel de 7 organisations syndicales (4 professionnelles, 2 étudiantes et 1 lycéenne), près de 260 rassemblements se sont tenus à travers la France.

Plus de 500 000 salariés, étudiants, lycéens, ont défilé pour exiger le retrait du projet de « Loi travail ».

Alors que le chômage ne cesse de progresser, que les salaires stagnent et les inégalités économiques et sociales se creusent, ces nombreuses manifestations démontrent le ras le bol des français.

Face à cette nouvelle attaque orchestrée par le gouvernement et soutenue par le patronat, des centaines de milliers de manifestants ont dit NON à cette politique d’austérité.

Ils rejettent cette réforme qui  veut détruire les garanties collectives et imposer toujours  plus de flexibilité, de précarité.et de misère.

Ils revendiquent des droits nouveaux pour sécuriser le parcours professionnel des salariés et donner aux jeunes des perspectives d’avenir dignes de notre temps.

Nos organisations considèrent que d’autres choix sont nécessaires pour réduire les inégalités dans notre pays et pour répondre aux besoins de la population.

Les annonces faites par le gouvernement le 14 mars ne répondent pas à ces attentes

C’est pourquoi nos organisations ont décidé de poursuivre l’action et de retenir trois dates pour organiser l’action partout dans les entreprises, les services, les facs, les lycées :

• le 17 mars pour montrer au  gouvernement que la mobilisation ne faiblit pas,

• le 24 mars : jour où le projet de « Loi travail » sera présenté au Conseil des ministres,

• le 31 mars : un appel massif à la grève dans le public et le privé et des manifestations d’ampleur pour imposer le retrait de cette « Loi travail ».

Nous appelons les syndicats à organiser, dans le maximum d’entreprises, de services, de facs, de lycées, des AG pour gagner une participation de plus en plus large des salariés, des étudiants et des lycéens avec des appels à la grève sur la base des revendications définies.

TOUS EN GRÈVE LE 17 MARS !
MANIFESTATION 12h30 PLACE DE VERDUN à GRENOBLE

Logo siteLa cgt-soitec

Les rentrées se suivent et se Rassemblent… 2015/16 : enfin un nouveau départ ?!

Pour redémarrer cette rentrée sur de « bonnes bases » rien de tel que de prendre du recul après cette année haute en rebondissements pour Soitec…

L’échec du solaire et ses conséquences

A peine un mois avant le « couperet » (décembre 2014), notre ancien PDG remettait en patron-stressplace, lors d’un Conseil d’Administration, les représentants CGT qui critiquaient ouvertement depuis de nombreux mois la stratégie dans le solaire sur la base de résultats financiers alarmants et de la conjoncture très défavorable sur le secteur de l’énergie (technologie CPV trop chère). Ainsi l’échec de la deuxième tranche du projet aux Etats-Unis pour des raisons qui demeurent aujourd’hui encore obscures (un soi-disant problème de raccord au réseau…) sonnait le début d’un véritable électrochoc pour notre entreprise. A noter que pour la CGT, un engagement sur ce chantier aurait constitué une fuite en avant dont les conséquences auraient été probablement pires que celles que nous connaissons aujourd’hui.

Durant la période de très forte agitation qui a suivi, notre syndicat s’est totalement investi pour défendre les intérêts de notre entreprise. Accompagné de l’expert du CE (dans le cadre d’un droit d’alerte économique) et avec l’appui de notre fédération syndicale, la CGT Soitec a pu obtenir des RDV au plus au haut sommet de l’Etat pour faire entendre la voix des salariés et défendre nos emplois. Le 20 février dernier, au ministère de l’économie, nos principales demandes étaient les suivantes :

  • Intervention financière d’urgence de l’Etat pour garantir la pérennité de l’entreprise et sécuriser les perspectives prometteuses de l’activité microélectronique
  • Maintien de la diversification en cours dans les matériaux III-V qui constitue une opportunité importante pour l’avenir de Soitec que ce soit dans le domaine de l’énergie mais également de la microélectronique pour les futures technologies
  • Modification rapide des membres Conseil d’Administration de Soitec car nous estimions que le départ de notre ex-PDG n’était pas suffisant. En effet, cette instance n’avait pas joué son rôle pendant des années, en particulier sur le solaire, et avait mis l’ensemble des emplois du groupe en danger.

Même si nous savons que notre poids n’est que relatif, nous ne pouvons que nous féliciter de voir que l’ensemble de ces revendications ont été suivies d’effets. Concernant au minimum les deux premiers points, nous savons que nous avons appuyé les démarches réalisées en parallèle par notre nouvelle direction, or il est clair qu’à ce moment-là les représentants de l’Etat étaient particulièrement attentifs au positionnement des salariés pour élaborer leur stratégie. les-temps-moderneSans cette intervention de l’Etat, nous serions allés vers une catastrophe sociale à Bernin et une totale incertitude concernant l’avenir de toute l’entreprise. Par contre, nous avons bien en tête que les conséquences sociales seront bien réelles et terribles chez nos collègues de Freiburg et de San Diego, la direction doit donc assumer ses responsabilités lors des négociations en cours.

L’échec récent de la revente d’une grande partie de nos actifs solaires à ConcenSolar constitue une mauvaise nouvelle de plus mais n’est pas à proprement parler une grande surprise. Le contexte de cette négociation était très défavorable face au dernier acteur « en vie » du CPV dans un environnement ultra concurrentiel dans les énergies renouvelables. Aujourd’hui cette technologie n’est pas compétitive pour cette application et doit donc être valorisée dans des niches à plus forte valeur ajoutée. Les rendements obtenus par les équipes de Corsica et nos collègues allemands sur cellule et sur module sont inégalés dans le monde c’est pourquoi de réelles opportunités existent. Comme pour les deux autres BU, nos futurs succès en III-V (solaire, LED, microélectronique) passent par un renforcement des compétences de nos équipes business et marketing pour aller chercher ces marchés très spécifiques et ainsi pérenniser l’activité.

Le recentrage sur la microélectronique : nos forces & les points de vigilance

Au vu de notre situation financière, nous ne pouvons pas nous permettre un nouvel échec et il est primordial de concrétiser les dernières très bonnes nouvelles du FDSOI avec Samsung et surtout GF (développement de leur propre plateforme 22nm). De plus, la solidité de notre savoir-faire accumulé en RFSOI (200mm et bientôt 300mm) en termes de développement et de production sont des garants pour accroître nos ventes. Le travail exceptionnel réalisé ces dernières années par l’ensemble des employés à tous les niveaux et dans des conditions difficiles doit maintenant être valorisé rapidement !

L’abandon annoncé du développement du nœud FDSOI 14nm par ST Micro est clairement une mauvaise nouvelle pour l’écosystème grenoblois. La stratégie de financiarisation à outrance de sa direction au détriment d’investissements dans l’appareil productif est un réel problème pour toute la filière. Pour mémoire, nous rappelons que début 2013 lorsque ST annonçait l’arrêt de leur joint venture STEricsson, qui venait de réaliser le premier processeur d’applications + modem sur FDSOI, le coup d’arrêt à été terrible pour Soitec : production en volume repoussée d’au moins deux 2 ans et un PSE. A l’époque, notre direction prenait nos communications communes CGT ST / CGT Soitec de haut en minimisant totalement les dégâts collatéraux pour notre activité. La chute de ST dans le numérique, avec de très probables conséquences sociales à venir, n’est que la suite logique de ces choix stratégiques.

Ainsi dès cette rentrée, la CGT Soitec sera présente lors d
e réunions syndicales et de rencontres avec les pouvoirs publics aux niveaux national et européen
. Des premières réunions devraient avoir lieu rapidement au sein du syndicat européen IndustriALL. Cela nous permettra de nous organiser avec nos collègues de ST (CGT en France, CGIL en Italie) et de GF (IG Metall en Allemagne / lieu de production du FDSOI 22nm : Dresde), pour nous faire entendre sur l’urgence d’investir dans la filière microélectronique européenne. Alors que l’Asie et les Etats-Unis interviennent massivement pour défendre leurs intérêts sur ce secteur, l’Europe est à la traîne tout en faisant la promotion des nouvelles technologies (…). Il s’agit maintenant de passer des bonnes intentions au concret ! Alors que ce continent représente 20% de l’effort de R&D réalisé dans le monde en microélectronique, moins de 8% de la fabrication se fait en Europe. Le SOI (FD & RF) est une réelle opportunité pour modifier en partie la donne, nous porterons donc ce message !

Au-delà de l’économique, les Femmes et les Hommes de Soitec !

Cette année encore, « la vie ne sera pas un long fleuve tranquille » à Soitec. Chacun sera à nouveau sollicité pour permettre à notre entreprise de sortir enfin de la crise issue en partie de mauvais choix stratégiques. impossibleNos perspectives sont réelles et c’est ce qui nous permet de bénéficier de partenariats financiers et industriels solides. Néanmoins au-delà de ces aspects économiques nécessaires mais pas suffisants, la nouvelle direction doit enfin prendre conscience et agir en tenant compte de la casse sociale générée par ces années marquées par les déconvenues. En plus des nombreuses destructions d’emplois, quelque chose s’est brisé au fil de cette longue période et nécessitera du temps pour être reconstruit. Les départs, qui se succèdent, et les situations de mal-être de salariés ayant de nombreuses années d’ancienneté l’attestent. La culture d’entreprise et l’engagement des salariés ne se décrètent pas, surtout après une telle perte confiance, seuls les actes comptent…

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Bernin, septembre 2015

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Le Tract ICI

Tél. local syndical CGT (RDC B3): 17/69 ou 93/74