Votre intersyndicale news

En cette période de rentrée, il est nécessaire pour chacun d’entre nous de repartir du bon pied ce qui implique d’être informé afin de défendre ses intérêts et ceux de l’entreprise. Ainsi commençons tout d’abord par nous remémorer le chemin parcouru :

  • 27 Mars: Les élus demandent en CE que les effets négatifs de l’incentive plan sur l’intéressement des salariés soient annulés. Cela a été très rapidement accepté.
  • 25 Avril: Rencontre avec Paul Boudre : accord de principe  sur un plan pour les salariés mais fin de non-recevoir concernant la modification du MIP.
  • 1er juin : Rencontre avec le député de la circonscription Olivier Véran (appui politique en vue d’un RDV au ministère de l’économie / cf. ci-dessous).
  • 2 Juin : 2eme RDV avec Paul Boudre, pas d’avancée.
  • 14 juin : Conseil d’administration : validation d’un plan pour les salariés.
  • Mardi 24 juin : 400 salariés se rassemblent pour soutenir l’action de l’intersyndicale.
  • 3 juillet (consultation des salariés): A une très forte majorité, les salariés souhaitent modifier le MIP considéré comme étant contre-productif et source d’une énorme injustice.
  • 20 juillet: rencontre avec Paul Boudre. Pas d’ouverture supplémentaire sur le MIP mais des pistes possibles.
  • 20 juillet : vote favorable du CE pour recourir à un avocat afin de défendre juridiquement les intérêts des salariés concernant le MIP.
  • 25 Juillet : Rencontre au ministère de l’économie avec les actionnaires BPI, CEA, un représentant de l’Etat et le député de notre circonscription.
  • 26 Juillet : vote favorable de l’AG des actionnaires pour un plan d’actions pour les salariés.

Sans votre implication, rien de tout cela n’aurait été possible !
Aujourd’hui nous sommes seulement au milieu du chemin et seul l’effort collectif des salariés accompagnés de leurs syndicats permettra de faire aboutir nos revendications légitimes. Nous n’avons pas dévié de la feuille de route que vous aviez définie lors des deux consultations auxquelles vous étiez conviés.

Aujourd’hui, notre OBJECTIF est DOUBLE

  • Diminuer l’écart scandaleux entre le MIP et le plan pour les salariés
  • Conditionner l’obtention du MIP à une croissance pérenne et durable de l’entreprise à horizon 2022 (FDSOI…) au lieu de l’objectif court terme actuel (2019)

Les syndicats parlant d’une seule voix ont réussi à faire comprendre aux  actionnaires institutionnels et aux politiques rencontrés au ministère le double risque associé au MIP : inciter certains bénéficiaires à partir avec un « parachute dorée » et créer une démobilisation massive des salariés liée au sentiment d’injustice.

Lors de ces échanges et en travaillant depuis des mois avec notre expert, nous avons pu faire émerger une revendication commune crédible permettant de garantir la pérennité de l’entreprise et motiver l’ensemble des salariés :

  • Prolongation de la durée du MIP actuel : passage de 3 ans à 6 ans avec la mise en place de deux plans distincts (volume global d’actions constant)
  • Chaque salarié de l’entreprise bénéficierait d’actions gratuites selon les modalités suivantes : deux plans d’actions gratuites de taille identique (2% chacun) sur les mêmes périodes de 3 ans et 6 ans (volume d’actions similaire au MIP).

Sur la base de vos retours et des consultations, l’intersyndicale a décidé les actions suivantes :

  • Porter la REVENDICATION COMMUNE ci-dessus à l’ensemble du Conseil d’Administration de Soitec
  • Mise en place d’un RECOURS JURIDIQUE concernant le MIP actuel. L’aboutissement (ou pas) de ces procédures auprès des tribunaux dépendra de l’avancement des négociations avec nos interlocuteurs (direction et CA)
  • MOBILISATION DES SALARIES (date à définir) : aujourd’hui, la direction a tout intérêt à jouer la montre et parier sur l’essoufflement des salariés et de l’intersyndicale. C’est pourquoi seule notre capacité à faire bloc et à nous rassembler massivement nous permettra de faire aboutir nos revendications.

Parlez-en entre vous, venez rencontrer vos élus et surtout restez mobilisé.e.s comme nous le sommes nous-mêmes !

Votre intersyndicale le 21/09/2017

Le tract ICI 

NEWS CGT SOITEC DE RENTREE

NAO : la direction impose unilatéralement SES règles concernant les évolutions

Après avoir participé à l’ensemble des négociations et malgré quelques avancées au fil des réunions, la CGT a refusé de signer l’accord NAO 2017 (explication ci-dessous). Etant signé par les trois autres organisations syndicales, cet accord sera appliqué dès cette rentrée avec une nouveauté allant très nettement à l’encontre des salariés.

Le budget des promotions de 0,6% de la MS largement mis en avant par la direction durant nos échanges ne couvre plus le même périmètre qu’auparavant. Malgré le désaccord de l’ensemble des syndicats, la direction a retiré de manière unilatérale les salariés bénéficiant d’une évolution de l’enveloppe d’augmentation (2% cette année). Ainsi ces derniers bénéficieront d’une seule augmentation (en septembre) prise dans l’enveloppe d’évolution (0,6%) avec la seule petite garantie d’un plancher à 4%. Alors qu’historiquement les salariés cumulaient une augmentation comprise entre 4% et 6% pour leur évolution (sauf coefficient intermédiaire)  à laquelle s’ajoutait  leur augmentation annuelle au mérite, la CGT dénonce le fait que les futures augmentations seront réalisées au rabais par rapport à ce que nous connaissions jusqu’ici. Un vrai recul imposé…

  • un salarié évolue en moyenne tous les 8 ans à Soitec
  • l’ensemble des membres du COMEX qui toucheront 80% du fameux pactole MIP se sont déjà octroyés une augmentation supérieure à 20% entre 2014 et 2015 justifiée officiellement par leur changement de poste. Autant dire que sur les évolutions, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne…

Utilisation des outils de communication numérique (mails / Hangouts) de Soitec

Un salarié (ingénieur) vient d’être licencié pour avoir généré et diffusé une liste commentée de bénéficiaires du MIP. Dans sa lettre de licenciement la direction a justifié sa décision, entre autre, en utilisant des échanges personnels de sa messagerie Hangouts. La teneur de ces échanges entre ce salarié et un collègue s’apparentait à une discussion de café où chacun exprimait, comme beaucoup d’entre nous, sa colère concernant le dispositif MIP.

Notre syndicat estime que la sanction est disproportionnée, au vu du motif de licenciement du fait qu’en aucun cas ce salarié, sans passif disciplinaire, n’avait la volonté de nuire aux autres salariés et aux intérêts de l’entreprise. On a voulu faire un exemple.

Lors de la réunion du CE du 5 septembre, la direction a complètement assumé les méthodes utilisées lors de cette enquête en argumentant que, dès lors qu’un salarié communique avec un outil mis à disposition par l’entreprise, les échanges ne peuvent être considérés comme étant privés. La dimension éthique de ces méthodes très discutables ne semble pas être une priorité pour cette dernière : « la fin justifie les moyens »…

La chose est particulièrement grave car nous estimons qu’elle touche au respect des libertés individuelles des salariés. Nous étudions donc ce dossier pour voir si la direction respecte la loi sur l’utilisation des outils de communication numériques. La CGT prendra ses responsabilités sur d’éventuelles suites juridiques.

Notre syndicat encourage l’ensemble des salariés à utiliser avec la plus grande vigilance l’ensemble de ces outils et les invite à lire attentivement les questions DP CGT Soitec (Délégués du Personnel) du mois d’août dans le dernier compte-rendu des Délégués du Personnel [DP] (Easi / Infos RH / Représentants du Personnel / DP).

Badgeage : la TRANSFORMATION continue… à petits pas

Le temps de pause va être modifié pour les opérateurs suite à la consultation effectuée par la direction suite à un groupe de travail (GT). A noter que seuls 55% des opérateurs concernés par cette consultation ont donné un avis favorable concernant ce changement.

Depuis le départ, la CGT Soitec a communiqué sur le fait que la méthode utilisée n’était pas la bonne et les  nombreux retours de salariés dont certains participants au groupe de travail nous confortent dans notre position. Malgré la bonne volonté de ces participants (seulement 6 opérateurs et deux superviseurs ce qui interroge forcément sur leur représentativité), les échanges avec le reste des salariés concernés pour avancer dans la réflexion globale du badgeage des opérateurs à Soitec ont été quasi inexistants (!!!). La direction a d’ailleurs encouragé ce fonctionnement en vase clos dès la première réunion en avertissant les salariés sur les risques de tension possible avec leurs collègues sur un tel sujet et en tenant à l’écart l’ensemble des représentations du personnel pendant de (trop) nombreuses réunions.

Bien entendu à l’issue de ces travaux, il semblait évident que la proposition pourtant floue quant à ses modalités pratiques, serait validée puisqu’elle permet (sous condition) une augmentation encadrée du temps de pause. Comme nous l’ont fait remonter certains participants du GT, le problème est que l’idée de sortir de l’infantilisation des opérateurs pour aller vers une réelle autonomie semble s’être heurtée dès la première réunion au cadre imposé par la direction et à la volonté de cette dernière de pouvoir mieux identifier les salariés fautifs. A noter que des premiers recadrages formels ont déjà été adressés à certains salariés.

En parallèle, il apparaît que le suivi de plus en plus rigoureux du badgeage des techniciens (avec retenues sur salaire voire sanctions) soit à l’ordre du jour. Grâce à l’écrêtage du temps de travail des salariés par la badgeuse, un retard peut être sanctionné sans jamais tenir compte des dépassements fréquents voire quasi quotidiens réalisés par ces mêmes techniciens au bénéfice de l’employeur.

Une chose est sûre c’est que si la direction souhaite accroître la répression et les licenciements liés au badgeage, il faudra une réaction rapide des salariés pour garantir un climat serein et propice au travail.

 

 La CGT Soitec (le tract ici et ici)

Mieux que s’entourer d’alliés, avoir toute l’entreprise pour alliée

PAUL BOUDRE – Les Echos, le 21 novembre 2016

Vous avez été près de 400 salariés à répondre à la consultation de l’intersyndicale relative au plan de distribution d’actions gratuites (MIP).

Votants OPE ETAM CADRE
390 25% 36% 39%


71% d’entre vous ont opté pour le choix 2

Pour rappel (extrait du tract précédent)

« Le second choix est celui que nous avons suivi jusqu’à présent, c’est-à-dire de refuser toute solution actant le MIP actuel (4% du capital pour 34 salariés, soit une enveloppe globale de plus de 60M€ et au minimum 250k€ par bénéficiaire au cours actuel de l’action). Nous pensons que si le MIP est maintenu, la rupture avec les 34 sera si profonde que la perte d’engagement collectif va nous mener droit dans le mur. D’autre part, les montants sont tels qu’ils constituent de véritables « parachutes dorés » ce qui pose un problème pour la pérennité de l’entreprise après ce plan. Ainsi une part significative du plan actuel doit être partagée entre tous les salariés. C’est la seule solution. Par l’exceptionnelle mobilisation des salariés, nous avons établi un rapport de force inédit. Nous n’avons jamais été aussi proche de pouvoir faire changer les choses. Mais personne ne peut dire aujourd’hui jusqu’où la direction peut s’obstiner. Il y a un risque de dérive vers un conflit dur, avec des conséquences néfastes pour l’entreprise, et la possibilité de ne rien obtenir du tout au final. »

Par ailleurs, les verbatims des personnes ayant voté pour le choix 1 ne montrent clairement aucune adhésion au discours de la direction mais avant tout une volonté d’éviter un conflit nuisible à SOITEC.

Forte de la légitimité que vous nous avez donnée par ce vote, l’intersyndicale qui se définit comme un contre-pouvoir responsable, va donc  une nouvelle fois porter ce message.

Quelles sont les échéances à venir sur ce sujet :

  1. vendredi 7 juillet : rencontre avec Pascal Lobry et Cyril Menon
  2. W29 (semaine du 17 juillet) : rencontre avec Paul Boudre
  3. Mercredi 26 juillet : Assemblée générale des actionnaires

Pour atteindre l’objectif que vous nous avez fixé par cette consultation, nous étudions actuellement les recours suivants : juridiques, politiques et médiatiques. Nous regretterions d’externaliser ce qui devrait rester une affaire interne à Soitec. Nous espérons encore pouvoir parvenir à un compromis dont tout le monde sortirait gagnant et tenons à vous rassurer sur notre volonté de protéger notre entreprise : SOITEC.

NOUS VOUS TIENDRONS AU COURANT DE LA SUITE…

La CGT SOITEC

Le tract ICI

MIP : STOP ou ENCORE ?

Depuis le début de la crise sociale liée au MIP, vos quatre syndicats vous fournissent une information impartiale afin que vous soyez à même d’évaluer la situation en toute connaissance de cause. Nous vous consultons régulièrement afin de prendre les décisions aux plus proches de vos souhaits.

          La direction est aux abois. Plongée dans un état de stupeur devant  l’ampleur de la mobilisation des salariés et par les échos de la colère remontant de tous les services, elle martèle via vos managers qu’il n’y a pas d’autre solution que d’accepter le MIP actuel en l’état. Celui-ci ne serait pas modifiable, changer serait très compliqué et, de toute façon, les 34 ne veulent pas partager. Il s’agit d’éteindre l’incendie social au plus vite, en proposant comme carotte un potentiel second plan d’actions gratuites pour tous les salariés.

Or, il faut cesser de tromper les salariés. Comme nous l’avons toujours dit, la cession volontaire d’une partie des montants en jeu est possible. Nous reproduisons ci-dessous un extrait de la clause 8 du règlement de l’Incentive Plan relevé par nos juristes et relatif à la « modification des dispositions » :

          « Sauf en ce qui concerne les dispositions relevant de la compétence exclusive de l’Assemblée générale extraordinaire et votées par ladite assemblée, le Conseil d’Administration pourra modifier les dispositions du présent Règlement. Toutefois, aucune modification ne pourra être apportée au présent Règlement qui serait défavorable aux Participants et non préalablement acceptée par écrit (…). »

Par ailleurs, plusieurs bénéficiaires du plan actuel nous ont clairement dit (en off, bien sur, compte tenu des pressions qu’ils subissent) qu’ils sont tout à fait prêts à partager. Ces personnes sont bien conscientes de l’injustice du MIP mais voient surtout la dégradation de leurs relations avec leur équipe et sentent bien qu’il ne leur sera tout simplement bientôt plus possible d’exercer leur métier avec le minimum de sérénité nécessaire.

Nous arrivons à un moment clé ou nous devons décider tous ensemble de la suite des événements. Nous vous proposons deux positions.

          Le premier choix est celui de la confiance à Paul. Dans ce cas, nous estimons que le possible second plan (1% du capital pour 900 salariés, c’est-à-dire en moyenne 20k€ par salarié au cours actuel de l’action) est une avancée suffisante (« un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »). Ces sommes sont loin d’être négligeables et témoignent d’une écoute de la direction qui aura les moyens de convaincre les actionnaires pour mettre en œuvre ce nouveau plan. Nous acceptons le principe du MIP actuel malgré son indécence. Il est temps que cesse le désordre dans l’entreprise. Nous espérons que le temps saura guérir la perte de confiance profonde qu’il aura occasionnée entre les 34 et le reste des salariés.

          Le second choix est celui que nous avons suivi jusqu’à présent, c’est-à-dire de refuser toute solution actant le MIP actuel (4% du capital pour 34 salariés, soit une enveloppe globale de plus de 60M€ et au minimum 250k€ par bénéficiaire au cours actuel de l’action). Nous pensons que si le MIP est maintenu, la rupture avec les 34 sera si profonde que la perte d’engagement collectif va nous mener droit dans le mur. D’autre part, les montants sont tels qu’ils constituent de véritables « parachutes dorés » ce qui pose un problème pour la pérennité de l’entreprise après ce plan. Ainsi une part significative du plan actuel doit être partagée entre tous les salariés. C’est la seule solution. Par l’exceptionnelle mobilisation des salariés, nous avons établi un rapport de force inédit. Nous n’avons jamais été aussi proche de pouvoir faire changer les choses. Mais personne ne peut dire aujourd’hui jusqu’où la direction peut s’obstiner. Il y a un risque de dérive vers un conflit dur, avec des conséquences néfastes pour l’entreprise, et la possibilité de ne rien obtenir du tout au final.

          Nous vous demandons de vous positionner sur l’un des deux choix, en envoyant « Choix 1 » ou « Choix 2 » à l’adresse mail suivante :

IntersyndicaleSOITEC@gmail.com

          Cette adresse ne fait pas partie du domaine SOITEC et reste donc totalement hors de portée de la direction. Nous vous garantissons la totale confidentialité de votre réponse.

 

NOUS COMPTONS SUR VOUS !

N’hésitez pas à venir rencontrer vos syndicats pour en discuter

Bernin, le 22 juin 2017

La CGT SOITEC

Le Tract ICI

Quelle belle mobilisation mardi !

Près de 400 salariés : managers, ingénieurs, techniciens et opérateurs

Mercredi, l’intersyndicale a échangé avec Paul Boudre puis les élus ont lu une communication au Conseil d’Administration (cf. verso).

Ce qui nous a porté tous ensemble mardi à travers le plus grand mouvement qu’ait connu Soitec, à savoir la demande de partage de l’incentive plan, a été officiellement rejeté : Paul Boudre et les 33 bénéficiaires refusent toujours notre proposition. Nous le déplorons profondément.

Notre mobilisation a eu pour effet d’augmenter la proposition de la direction sur le second plan destiné à l’ensemble des salariés : 1% du capital en actions gratuites ce qui représenterait environ 20 000€ en moyenne par salarié au cours actuel.

Nous parlons au conditionnel car sa mise en place effective et son dimensionnement définitif dépendent des discussions encore en cours au sein du CA et de la validation définitive par l’AG des actionnaires (vote au 2/3) ayant lieu fin juillet. Il est important de noter que les représentants des actionnaires majoritaires (BPI / CEA / NSIG représentant 45% du capital) ont accepté cette idée.

Les modalités précises d’attribution de ces actions aux salariés seront définies dans un second temps, les organisations syndicales souhaitent qu’une négociation spécifique ait lieu à ce sujet.

Nous nous trouvons donc dans le choix suivant :

  1. Nous acceptons l’offre d’un plan réévalué à la hausse
  2. Nous continuons notre mobilisation et nos actions sur la base de nos revendications actuelles.

Nous vous avons beaucoup sollicité ces derniers temps et notre rassemblement a été une vraie réussite qui a été un relais fort dans notre message. La suite maintenant dépend de vous, voici donc le nouveau choix que nous pouvons vous proposer. En résumé :

Avantages Inconvénients
Choix 1 Chaque salarié touchera peut-être une somme non négligeable sous forme d’actions gratuites. Le malaise va persister : le dimensionnement et la répartition de l’incentive plan restent toujours indécents, le différentiel aussi, le non-partage des 34, la démotivation associée pour les autres…
Choix 2 La défense de ses valeurs face à un véritable scandale qui est un danger pour le futur de l’entreprise. Prendre le risque de perdre le plan pour l’ensemble des salariés. Dégâts collatéraux (image de Soitec dans la presse, cours de l’action…)

 

Nous reviendrons vers vous pour les modalités de la consultation

N’hésitez pas à venir rencontrer vos syndicats

La CGT SOITEC

Le tract ICI

Déclaration au conseil d’Administration

Depuis la mise en place de l’incentive plan, les élus n’ont eu de cesse de vous avertir de l’impact social qu’engendrerait un tel plan.

Certains élus ont rencontré deux fois le ministère de l’économie de Monsieur Macron en lui signifiant les risques de ne pas inclure l’ensemble des salariés dans ce plan.

Hier, à l’appel unanime de l’ensemble des syndicats, près de la moitié des salariés de SOITEC se sont rassemblés afin de signifier leur colère vis-à-vis du MIP. Jamais l’entreprise n’a connu dans son histoire une mobilisation d’une telle ampleur.

Près de 400 personnes, dont une majorité d’ingénieurs cadres, ont réaffirmé que ce plan est disproportionné par sa taille et injuste dans sa répartition. Il brise l’accord social qui prévaut depuis les débuts de notre entreprise et qui a fait son succès : tous les salariés s’engagent sans compter et les fruits de ce travail collectif sont justement redistribués entre tous.

Les salariés ainsi que les quatre syndicats représentatifs de l’entreprise vous demandent solennellement de prendre vos responsabilités face à la plus grosse crise sociale depuis la création de cette entreprise.

Le comité des rémunérations ainsi que l’ensemble des personnes du board ont conçu un plan qui exclu la majorité des salariés. Nous considérons que c’était une erreur.

L’ensemble des salariés de Soitec ainsi que leurs représentants réunis en intersyndicale vous demande de mettre en place un plan d’actions complémentaire, visant l’ensemble des salariés, suffisamment dimensionné pour éviter de trop fortes disproportion à job grade équivalent.

Nous avons conscience de l’effort demandé aux actionnaires. Pour limiter cet impact, vous pourriez demander, comme le prévoit le MIP, l’accord des 34 bénéficiaires afin de modifier le ratio de conversion de leurs bons de souscription. Ceci permettrait l’augmentation à moindre frais du plan pour l’ensemble des salariés et enverrait un message fort d’écoute, de solidarité et de responsabilité totalement en cohérence avec les valeurs de TRANSFORMATION prônée par notre direction et chères à Paul BOUDRE.

Malgré le mécontentement général, la réaction des salariés et de leurs syndicats a jusqu’à maintenant été  raisonnable et responsable afin de ne nuire en aucune façon à notre entreprise dont nous sommes si fiers. Vous avez encore la possibilité de nous faire sortir par le haut de cette crise en transformant cet imminent fiasco en une nouvelle opportunité de succès dont toutes les parties sortiraient grandies.

Les salariés et leurs syndicats attendent une réponse rapide de votre part.

La CGT SOITEC

Le trac ICI